Deux autres commentaires sur mon livre


 Mon premier livre en vente: Confessions d'une prostiputescorte par Chlotilde Rastignac • Achat en ligne avec Editions Maïa


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"Aux auteurs la critique est utile". Philippe Néricaults Destouches

J'ai eu deux autres avis sur mon livre, dont je vous fais part ici, ainsi que mes réponses. Oui, j'ai mis pas mal de temps, mais depuis début aout, on va dire que je n'avais pas toutes mes frites dans le même sachet; et je me reprend, c'est bon! 

Voici donc la première, de la part de Tartines Littéraires, que vous pouvez retrouver sur Instagram: 

Oyé, Oyé, Mesdames (et Messieurs), ne faisons pas de discriminations, et encore moins pour parler de Sacrée Pomme! Je suis désolée, je ne sais pas comment se saluaient les hommes et les femmes préhistoriques, mais ils sont la génèse, ou presque, de l'histoire féminine, et donc de cet essai signé très fémininement par Chlotilde Rastignac.

La première femme à avoir foulé la terre et à avoir été pointée du doigt a été Eve, qui a croqué dans la pomme, une métaphore gourmande pour dire qu'elle a... Enfin, vous voyez quoi!

Elle est la première d'une longue lignée de femmes, connues ou inconnues, à avoir subi les foudres religieuses, familiales et sociétales de son époque. 

Mais pourquoi? Tout simplement parce que les femmes sont munies d'attributs corporels non masculins, donc considérées comme inférieures à la gente masculine, qui, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, vivait sous le joug des hommes. 

Chlotilde Rastignac nous démontre, avec humour et arguments imparables, que malgré l'égalité hommes-femmes prônée dans la majorité des pays du monde, , la femme reste encore minoritaire, pour ne pas dire pointée du doigt, pour son émancipation et sa liberté d'expression. 

Cet essai ne se dévore pas comme son premier roman Confessions d'une prostiputescorte. Il demande du temps et de la concentration, mais ça vaut le détour pour remettre en perspective les femmes soumises au joug du patriarcat, et pour faire changer les mentalités étriquées de certains hommes ou de la société, qui peine encore parfois à ne pas condamner la femme sous toutes ses formes et ses idées. 

Sacrée Pomme! est un ouvrage résolument féministe, tout en faisant la part belle aux hommes, parce que non, ils ne sont pas tous à mettre dans le même panier, et une majorité d'entre eux prône l'égalité des sexes. 

De la création de l'homme et de la femme à notre société contemporaine, Chlotilde Rastignac nous dispense un essai remarquablement construit,  qui pousse à la réflexion et à l'action. 

Je n'ai rien d'autre à ajouter, seulement le fait que tu devrais penser à te mettre aussi à l'écriture! 

Pour ce qui est du second commentaire, où là, par contre, je vais avoir plus de choses à dire, et qui nous vient de A.

Mille bravi pour ce livre. 
Je viens de le terminer. C'est une très belle fresque/ étude de la condition féminine. J'y ai retrouvé par moment des discours que l'on entendait dans les "groupes de femmes" à la fin des années 70. (Je sais, tu n'étais pas née et tes parents étaient sans doute très jeunes). 

Mais tu as mis ta pâte, ton vécu, tu as creusé la question vraiment au fond. 
Tu as un humour caustique qui va bien ici. J'aime beaucoup. 
Tu as aussi une façon polémique d'aborder les choses, nécessaire, même si parfois c'est un peu rigolo (page 118, non, si les poches des pantalons sont cousues, ce n'est pas pour empêcher les hommes de se branler, c'est juste pour porter des choses dedans, et si elles n'étaient pas cousues, ces choses tomberaient). 

En fait, même si je suis client de prostituées de longue date, je suis d'accord avec toi, et je n'ai rien trouvé qui me choque dans ce que tu écris, bien au contraire.

Je sais bien qu'imaginer qu'un homme puisse acquiescer à ton analyse est sans doute suspect. C'est facile d'être d'accord en mots, encore faudrait-il que les actes soient e, cohérence. Et là, je n'ai aucun moyen de le prouver. Donc on s'en tiendra à mes mots, avec sans doute un brin de suspicion. De toute manière, je ne suis pas le sujet de ce mail. J'ai été aussi particulièrement touché  par le fait que tu parles de toi, que tu mets en miroir de ce que tu écris.  Tu n'en fais pas une généralité, la généralité existe, tu la dénonces, et tu prends ton cas juste pour l'illustrer.  Et ce sont à chaque fois des exemples éclairants, j'imagine ce que tu as vécu à ces moments-là. 
Un petit regret dans ton chapitre historique, tu n'as pas cité la commune de Paris, pourtant, pendant ces 70 jours, il y avait de vrais débats, sur les droits des femmes, et par exemple,  des femmes portaient les armes pour défendre la Commune.

Concernant la hyène,  sais tu que tous les mammifères femelles ont un clitoris? Toutes, pas seulement la hyène. Mais en creusant la question, j'au trouvé que la hyène tachetée était vraiment un cas à part ( un clitoris qui ressemble à un phallus et qui se rétracte lors des amours pour devenir un vagin. Intéressant, non?). 

Page 118, concernant la femme frigide, tu m'as rappelé cette chanson de Brassens, 95 fois, la femme s'emmerde en baisant...

Page 139, tu écris "Cela a une portée bien plus grave lorsqu'un cadre de cette régie de transports urbains a été contrainte de démissionner de son emploi car ces messieurs islamistes refusaient de prendre des ordres provenant d'une femme". J'ai cherché et je n'ai pas trouvé trace de ça. C'est un sujet auquel j'ai été confronté en tant que syndicaliste. Si   tu peux m'en, dire plus, je suis preneur, sans que tu n'aies à divulguer l'identité n'i l'entreprise incriminée. 

Page 157: bravo d'avoir rappelé que le 8 mars n'est pas la journée où on glorifie la femme, et où on lui offre une rose (même si on peut aussi le faire). C'est une journée de combat.

J'ai un peu regretté que tes exemples soient très centrés sur les pays méditerranéens, un peu la Chine, les USA et l'Europe, mais quasiment rien sur l'Afrique subsaharienne, ni l'Amérique du Sud. Mais je reconnais que tu n'as pas à être au point sur tout ce qui se passe dans les différents continents.

Une dernière remarque d'un vieux monsieur: tu ne mesures peut-être pas assez les évolutions des 50 dernières années. Des évolutions lentes, qui se font par qui se font par bribes, par à-coups, mais qui permettent aussi de ne pas désespérer. Comme tu dis, ces évolutions ne viennent pas naturellement, elles sont les conséquences de combats, de luttes longues menées par les femmes, mais au final, elles sont là. Je ne dis pas ça pour dire de baisser les bras ou d'attendre que les choses bougent, bien au contraire. Je dis ça parce que la mesure de ces évolutions permet de voir que se battre est efficace sur le temps long ou moyen, qu'il ne faut pas baisser les bras, ni se reposer. Et ton livre apporte des éléments à ce combat. En un mot, sincèrement bravo pour ce livre. 

Alors, en effet, j'ai fait une erreur, car je pensais que les espèces étaient rares à être dotées d'un clitoris. Par contre, je ne pense pas qu'il soit vraiment utile à toutes les femelles. La hyène tachetée est quand même vachement bien foutue! 

En ce qui concerne les poches, j'avais entendu ça, et ça m'avait marqué parce que je trouvais ça drôle! 

Non, je n'ai pas parlé de la Commune, en effet, car c'est un épisode historique que je n'ai pas ou peu étudié, et je ne pouvais pas non plus consacrer tout mon livre à l'Histoire, et il y avait déjà pas mal de choses à dire! 

Pour ce qui est du problème qui est survenu au sein de la RATP, je vous en donne simplement le lien ,et c'est un fait qui m'avait beaucoup marqué. Y a-t-il vraiment des chauffeurs de bus qui refusent de conduire après une femme ? – Libération

Enfin, pour ce qui est du sort des femmes qui se serait amélioré en cinquante ans, je crois que nous n'avons pas la même grille de lecture. Nous allons commencer globalement, d'une part. En Afghanistan, des femmes ne peuvent plus consulter de médecins hommes, mais comme la médecine ne leur est plus permis non plus en tant que métier, elles vont tout simplement crever. Elles ne peuvent plus non plus étudier, ni faire de sport, et, fait risible s'il n'était pas vrai, on leur demande de mettre maintenant un bandeau sur un œil, car un seul leur suffit à voir. Lorsque j'ai partagé cela sur mes réseaux sociaux, un monsieur m'a demandé si ce n'était pas un article du Gorafi. Hélas, non! 

Aux States, les conservateurs sont en train de mettre certaines mesures en œuvre afin d'empêcher les femmes d'avoir accès aux urnes, mais aussi de pouvoir avorter. En Pologne, ce n'est pas mieux! 

Mais il est un sujet qui me préoccupe particulièrement, c'est celui des crimes et des délits sexuels. De par le monde, une femme sur trois subira une atteinte sexuelle au cours de sa vie, selon l'OMS. Oui, mais en France, ça va! Pensez-vous! En France, ce sera une femme sur sept. Et, selon les statistiques du Ministère de la justice, 86% des affaires d'agressions sexuelles, et 94% des affaires de viol seront classées tout simplement sans suite. Toutes des menteuses? Dans les faits, seules 2% des ce type de plaintes sont des mensonges avérés. Donc, le sort des femmes s'est amélioré? Tu es certain? Le seul problème, c'est que lorsque les choses ne vont pas assez vite, des femmes risquent leur vie, et cela m'est totalement intolérable! 

Sinon, je te remercie chaleureusement pour ces beaux mots que tu m'as envoyé et que tu m'as ici autorisé à partager. C'est vraiment très gentil de ta part. Gros bisous! 

“Criticism is useful to authors.” — Philippe Néricault Destouches 

I’ve received two more reviews of my book, which I’m sharing with you here, along with my responses. Yes, it took me quite a while, but since early August, let’s just say I didn’t have all my fries in the same packet; and I’m getting back on track, it’s good! 

First Comment — From “Tartines Littéraires” on Instagram
Hear ye, hear ye, ladies (and gentlemen), let’s not discriminate, and certainly not when talking about Sacrée Pomme! I’m sorry, I don’t know how prehistoric men and women greeted each other, but they are the genesis, or almost, of women’s history, and thus of this essay signed very femininely by Chlotilde Rastignac. 

The first woman to walk the Earth and be pointed at was Eve, who bit into the apple — a delicious metaphor to say… well, you see what’s meant! 

She is the first in a long line of women, known or unknown, to have suffered the religious, family and societal ire of her time. 

But why? Simply because women are endowed with non‑masculine bodily attributes, therefore considered inferior to masculine folk, who, until not too long ago, lived under male domination. 

Chlotilde Rastignac shows us, with humour and irrefutable arguments, that despite proclaimed equality between men and women in most countries of the world, women remain minority, if not directly pointed at, for their emancipation and freedom of expression. 

This essay is not devoured like her first novel Confessions d’une prostiputescorte. It requires time and focus, but it’s worth it to put into perspective women subjected to the yoke of patriarchy, and to change some narrow‑minded mentalities of certain men or of society, which sometimes still struggles not to condemn women in all their forms and ideas. 

Sacrée Pomme! is a resolutely feminist work, while giving a place of honour to men, because no, they’re not all to be put in the same basket, and most of them advocate equality of the sexes. 

I have nothing else to add, except that you should think about continuing to write! 

Second Comment — From A.
A thousand bravis for this book. I have just finished it. It’s a very beautiful fresco/study of the condition of women. At times I found some of the discourse that was heard in “women’s groups” at the end of the 1970s. (I know, you weren’t born and your parents were probably very young). 

But you put your own stamp on it, your experience, you dug into the question really deeply. You have a caustic humour that works here. I really like it. 

You also have a controversial way of approaching things, necessary, even if sometimes it’s a bit funny (“page 118, no, if the pockets of trousers are sewn, it’s not to prevent men from masturbating, it’s just to hold things inside, and if they weren’t sewn, those things would fall out”). 

In fact, even though I have been a long‑time client of prostitutes, I agree with you, and I didn’t find anything shocking in what you write, quite the opposite. 

I know that imagining a man agreeing with your analysis is probably suspect. It’s easy to agree in words — one would need coherence in deeds. And there I have no way to prove it. So we’ll stick with my words, with perhaps a touch of suspicion. In any event, I’m not the subject of this email. 

I was also particularly touched by the fact that you talk about yourself, you mirror what you write. You don’t make it a generality — generality exists, you denounce it, and you take your case just as illustration. And the examples are always enlightening; I can imagine what you lived in those moments. 

A small regret in your historical chapter: you didn’t mention the Paris Commune, yet during those 70 days there were real debates on women’s rights, and, for example, women bore arms to defend the Commune. 

Regarding the hyena: did you know that all female mammals have a clitoris? All of them, not just the hyena. But in digging into the question, I found that the spotted hyena is really a special case (a clitoris that resembles a phallus and retracts during mating to become a vagina — interesting, isn’t it?). 

(Page 118, regarding female frigidity, you reminded me of that Brassens song 95 times, the woman gets bored during sex…). 

(Page 139: You write “This has much more serious meaning when a manager of this urban transport company was forced to resign because those Islamist gentlemen refused to take orders from a woman.” I looked and found no trace of that. It’s a topic I faced as a trade unionist. If you can tell me more, without divulging identities or the company involved, I’m all ears.) 

(Page 157: bravo for reminding us that March 8 is not the day we glorify women and give them a rose — even if one can also do that — it’s a day of struggle.) 

I somewhat regret that your examples were heavily centred on Mediterranean countries, somewhat China, the USA and Europe, but almost nothing on Sub‑Saharan Africa or South America. But I recognize that you don’t have to be on top of everything happening across all continents. 

A last comment from an old gentleman: you may not measure enough the progress of the last 50 years. Slow progress, which comes bit by bit, through fits and starts, but which also allows us not to despair. As you say, these changes don’t come naturally, they are the result of struggles, long fought by women, but in the end they are there. 

Thank you warmly for your lovely words that you sent and that you allowed me to share here. Big kisses! 


Contact: chlotilderastignac91@gmail.com










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